JEUX TRADITIONNELS

mercredi 18 juin 2014, par Gilda

Les jeux d’antan font partie de notre patrimoine...ils se transmettent de génération en génération et permettent un ancrage fort dans l’espace et le temps.

Le jeu a été de tous les temps, de toutes les géographies. Chaque groupe, chaque peuple a inventé des activités ludiques pour rythmer la vie, pour initier, pour intégrer, pour délimiter des zones d’influence…
Chacun aujourd’hui s’accorde à donner aux jeux traditionnels la même fonction que celle des contes (cf. Gutton, Parlebas,…).Il s’agirait d’une sorte d’initiation qui permettrait à l’enfant de retrouver ses racines et d’incorporer notre culture.

  • ➙ Dans les contes, on trouve des ogres, des marâtres tortionnaires, des parents
  • qui perdent volontairement leurs enfants dans les bois, etc. c’est-à-dire tout ce
  • qu’il y a de plus odieux dans le monde.
  • ➙ Dans les jeux, on se dévore (crocodiles, chats, loups,…), on se fait pétrifier par
  • des sorciers, on va en prison, on se bat en duel, on élimine les autres, etc.. Les contes, comme les jeux, mettent en jeu les angoisses profondes des hommes par rapport à la maladie et à la mort. Ils sont là pour nous faire revivre un moment de l’histoire de l’humanité enfoui dans notre inconscient collectif. On peut lire négativement les jeux, notamment ceux qui semblent exacerber les relations de violence, de vie et de mort. Il faut s’interroger sur la valeur d’un tel support “éducatif” qui impose aux enfants cette permanente relation à la violence. On peut penser en positif que c’est en les mettant en scène, en les représentant, en les jouant que l’enfant pourra certainement trouver les moyens de dépasser ces peurs ancestrales.